Nouveau DPE 2026 : votre bien pourrait gagner une étiquette sans travaux !
Une excellente nouvelle pour les propriétaires de logements chauffés à l’électricité : depuis le 1er janvier 2026, près de 850 000 logements sont sortis du statut de passoire énergétique sans réaliser le moindre travaux. Cette évolution majeure du diagnostic de performance énergétique (DPE) s’explique par un simple ajustement technique qui change tout.
Qu’est-ce qui change dans le calcul du DPE ?
Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l’électricité passe de 2,3 à 1,9. Ce coefficient, également appelé coefficient d’énergie primaire, sert à évaluer l’énergie totale nécessaire pour produire et acheminer l’électricité jusqu’à votre logement.
Concrètement, cette baisse de 17 à 20 % améliore automatiquement la note énergétique des logements équipés de chauffage électrique, de pompes à chaleur ou de chauffe-eau électriques. Un changement technique qui corrige enfin une anomalie : jusqu’ici, l’électricité était fortement pénalisée alors que le mix électrique français est largement décarboné (70 % nucléaire, 25 % renouvelables).
850 000 logements sauvés des interdictions de location
L’impact est considérable. Selon les estimations officielles, environ 850 000 logements ont amélioré leur étiquette énergétique, parmi eux, 50 000 sont passés de G à F, et de nombreux autres de F à E.
Cette réforme arrive à point nommé face au calendrier d’interdiction de location des passoires thermiques :
- Depuis janvier 2025 : interdiction de louer les logements classés G
- Au 1er janvier 2028 : interdiction pour les logements classés F
- Au 1er janvier 2034 : interdiction pour les logements classés E
Un logement passant de G à F gagne trois ans de sursis, tandis qu’un bien passant de F à E obtient un répit jusqu’en 2034. De quoi planifier sereinement d’éventuels travaux de rénovation énergétique.
Comment bénéficier du nouveau calcul ?
Tous les DPE réalisés après le 1er janvier 2026 intègrent automatiquement le nouveau coefficient. Pour les propriétaires disposant déjà d’un diagnostic valide (établi après juillet 2021), une procédure gratuite et simplifiée permet d’obtenir une attestation actualisée.
Il suffit de se rendre sur le site de l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME, de saisir le numéro à 13 chiffres de votre DPE actuel, et le système recalculera automatiquement votre nouvelle étiquette. Cette attestation a la même valeur légale que le DPE original et reste valable jusqu’à la fin de validité initiale (10 ans).
Une réforme au service de la transition énergétique
Au-delà du soulagement pour les propriétaires, cette réforme vise à favoriser l’électrification du parc immobilier. En cessant de pénaliser les équipements électriques performants comme les pompes à chaleur, elle encourage le remplacement des chaudières gaz ou fioul par des solutions décarbonées.
Le DPE ne fait pas tout : la rénovation reste essentielle
Attention toutefois : cette amélioration administrative ne modifie pas la réalité physique de votre logement. Un bien qui passe de F à E grâce au nouveau coefficient reste énergivore en pratique. Les factures d’énergie et l’inconfort thermique persistent.
La rénovation énergétique demeure donc indispensable pour réduire durablement vos consommations, améliorer le confort et valoriser votre patrimoine. Isolation, changement de fenêtres, ventilation performante : un audit énergétique vous aidera à identifier les travaux prioritaires.
À retenir
La réforme du DPE 2026 offre un répit bienvenu à des centaines de milliers de propriétaires. C’est une opportunité à saisir pour actualiser gratuitement votre diagnostic et bénéficier d’une évaluation plus juste. Mais n’oubliez pas : seuls de vrais travaux garantiront confort, économies et contribution à la transition écologique.
