Immobilier 2026 : stabilisation et opportunités

L’immobilier français entre dans l’année 2026 avec une dynamique contrastée : après plusieurs années de fortes turbulences entre hausse des taux, raréfaction de l’offre et contexte économique incertain, le marché montre des signes de stabilisation, mais demeure fragile. Cet article analyse les perspectives à venir, les tendances clés, les facteurs de croissance ou de frein, ainsi que les opportunités pour les acheteurs, investisseurs et professionnels du secteur.

Une reprise timide après plusieurs années de remous

Après un net ralentissement du marché immobilier entre 2023 et 2024, 2025 a marqué une amélioration progressive de l’activité :

  • Le nombre de transactions a augmenté, avec près de 920 000 ventes dans l’ancien en 2025, signe d’un redémarrage du secteur après la chute observée les années précédentes.
  • Cette reprise est soutenue par des conditions de crédit plus favorables et une légère reprise des prix dans l’ancien, après une période de correction.

Pour 2026, la prévision centrale est celle d’une stabilisation plutôt que d’un rebond spectaculaire : ni un effondrement, ni une reprise fulgurante, mais un marché qui retrouve progressivement une situation plus “normale” après les chocs récents.

Prix : hausse modérée ou stabilité selon les territoires

Les projections sur les prix immobiliers en 2026 montrent une trend légèrement positive :

Selon plusieurs observatoires, les prix pourraient augmenter de +2 % à +3 % en moyenne nationale sur l’année 2026, portés par une demande encore soutenue. Cependant, cette hausse n’est pas uniforme : certaines villes continueront à afficher des prix stables ou légèrement en baisse, tandis que d’autres métropoles voient des tensions plus fortes.

Cette dynamique s’explique par une offre limitée, notamment dans le neuf, qui accentue la pression sur le marché de l’ancien.

Marché du neuf : difficultés persistantes

Un point de tension majeur pour 2026 reste le marché du logement neuf. Les mises en vente et les réservations dans le neuf sont encore à des niveaux historiquement bas, avec une production insuffisante pour répondre à la demande structurelle. Cette pénurie de logements neufs tend à renforcer la pression sur l’ancien, qui absorbe l’essentiel de la demande.

Taux de crédit : un facteur clé

Le coût du crédit reste central dans l’évolution du marché en 2026. Après une stabilisation relative en 2025, les taux immobiliers devraient évoluer dans une fourchette prudente, autour de 3,25 % à 3,5 %, voire légèrement plus selon les banques et la politique monétaire. Cette stabilité des taux n’est pas acquise : une dégradation économique ou une instabilité politique pourraient peser sur les coûts d’emprunt.

Si les taux restent raisonnables, ils continueront de favoriser l’accès à la propriété pour certains profils d’acheteurs, notamment les primo-accédants.

Contexte macroéconomique et confiance des ménages

Deux éléments externes influencent fortement le marché :

  1. Contexte économique global
    L’incertitude économique, marquée par un contexte politique et budgétaire tendu, pèse sur la confiance des ménages et des investisseurs, ce qui pourrait limiter l’appétit pour de nouveaux achats immobiliers.
  2. Pouvoir d’achat immobilier
    Malgré une stabilisation des prix dans certaines zones, le pouvoir d’achat reste limité, en particulier dans les zones tendues où les prix au mètre carré restent élevés.

Opportunités et recommandations

 Pour les acheteurs

  • L’ancien reste attractif grâce à une offre plus large et une dynamique de transactions plus soutenue.
  • Négocier son crédit dès maintenant peut offrir une marge de manœuvre avant d’éventuelles remontées de taux.

Pour les investisseurs

  • Certains marchés locatifs urbains et métropolitains continuent d’offrir de bonnes perspectives de rendement, en particulier là où la tension locative persiste.
  • La raréfaction de l’offre neuve peut être perçue comme une opportunité structurante sur le long terme pour les biens bien situés.

L’immobilier en 2026 n’est pas un marché de rupture radicale, mais plutôt de transition vers un nouvel équilibre. Après plusieurs années de fluctuations, le marché français devrait rester solide dans l’ancien, faire face à des contraintes sur l’offre neuve et évoluer dans un contexte économique prudent. Si les prix peuvent légèrement progresser et les taux de crédit rester sous contrôle, la confiance des ménages et la situation macroéconomique seront des éléments à surveiller tout au long de l’année.

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